Mouvement Sherbrooke Démocratie

Le Mouvement Sherbrooke Démocratie choqué par les révélations de la FPJQ-Estrie

Sherbrooke, le 14 juillet 2016 – Le Mouvement Sherbrooke Démocratie est choqué d’apprendre que des journalistes se sont vus refuser l’accès à la consultation du 13 juillet dernier entre la Ville de Sherbrooke et des citoyens de l’arrondissement de Rock-Forest – St-Élie – Deauville au sujet des inondations survenues dans le secteur des rues Charny et Chénier.

Alors que le MSD demande depuis sa formation une plus grande transparence dans la gestion de la municipalité et de ses interactions avec les Sherbrookoises et Sherbrookois, ses représentants se disent préoccupés par les révélations contenues dans une lettre (disponible sur le web) de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) datée du 14 juillet 2016 intitulée « La Ville de Sherbrooke refuse l’accès à des rencontres citoyennes aux journalistes ».

Cette assemblée ne présentait aucune information sensible qu’un journaliste ou qu’un citoyen observateur aurait pu dévoiler par la suite qui aurait pu nuire au processus consultatif ou informatif. « De ce qui a été présenté à travers les médias au sujet de cette rencontre, il n’y avait rien qui justifie un tel refus d’accès. D’ailleurs, plusieurs citoyens ont d’emblée discuté avec les journalistes expulsés, et sur place, la directrice du service des infrastructures urbaines était disponible pour répondre aux questions de ces derniers. Tout cela rend cette décision d’autant plus discutable. » souligne Vincent Beaucher, co-porte-parole du Mouvement.

L’appel au corps policier afin d’expulser un journaliste des locaux est d’autant plus perturbant et représente un moyen de coercition excessif. Le Service de police de Sherbrooke a le devoir de protéger la population lorsqu’une situation présente un risque pour celle-ci et non pas de sévir contre des journalistes qui souhaitent relayer de l’information de nature publique.

Alexandre Demers, nouvellement co-porte-parole du MSD, ajoute : « le fait que des journalistes se sont vus refuser l’accès lors d’autres événements similaires dans les derniers mois semble témoigner d’un modus operandi qui doit être modifié au sein de la fonction municipale. Même si cette rencontre se voulait « privée », le dossier était d’intérêt public et les personnes présentes auraient pu elles-mêmes signifier leur inconfort face à une présence journalistique, le cas échéant. Nous croyons que l’information municipale, quelle qu’elle soit et peu importe sa forme ou sa manière d’être transmise, doit être considérée comme publique et accessible à tous, à moins de raisons particulières. Ça, la population peut le comprendre. »

Les refus d’accès de la part de la Ville à des assemblées dont l’information est de nature publique, combinés à l’usage de moyens excessifs d’obtempérer à sa volonté, vont à l’encontre des objectifs d’amélioration du lien entre les citoyens et l’administration publique. Ajoutons que cela ne fait qu’alimenter le cynisme à l’égard de l’appareil municipal et de ses représentants. La Ville n’annonçait-elle pas elle-même s’être engagée dans un « processus visant à améliorer les interrelations entre les citoyens et l’administration municipale dans le souci de faciliter les communications en offrant un service qu’ils sont en droit de recevoir », il y a moins d’un an? (La Ville de Sherbrooke désire faciliter la communication avec ses citoyens, communiqué du 5 octobre 2015)

Vincent Beaucher et Alexandre Demers
Co-porte-paroles du Mouvement Sherbrooke Démocratie


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